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Communiqué de presse

2011-02-18

Rachat des Thermes Nationaux d'Aix-les-Bains : réactions de Bernard Riac et Philippe Plat

Compte rendu point presse vendredi 18 février 2011 Rachat des Thermes Nationaux d’Aix-les-Bains par le groupe Valvital Interview de Bernard Riac, Pdg du groupe Valvital qui vient d’acquérir les Thermes Nationaux d’Aix-les-Bains

Concernant les aspects financiers de la reprise, qu'est-ce que le groupe Valvital a mis sur la table pour que l'Etat accepte que vous rachetiez les Thermes d'Aix-les-Bains ?
Bernard Riac : On s'est d'abord engagé à rembourser la totalité de la dette qui existe déjà au niveau de la SA (Société Anonyme) Thermes Nationaux d'Aix-les-Bains. Ensuite nous avons fait une offre, que je ne peux pas dévoiler puisqu'une clause de confidentialité a été instaurée relative au montant du rachat.

En terme d'investissements, Combien allez-vous investir sur Aix-les-Bains ?

Bernard Riac : Différents types d'investissements sont envisagés. Rénover la villa Chevalley qui pourrait accueillir une partie de nos services. Nous souhaiterions en faire des bureaux et une partie du siège social de notre groupe. Cela représente plus d'un million d'euros d'investissements. Ensuite, nous souhaiterions réaliser deux types d'investissements dans un délai relativement court, mais ils demandent des permis de construire et des travaux. Il s'agit d'agrandir la partie spa thermal d'environ 800m2, qui complèterait les installations actuelles. Cela permettrait également de libérer des cabines pour les cures thermales traditionnelles qui restent pour nous la priorité. Dans la mesure où nous avons prévu la poursuite de la hausse de la fréquentation entamée en 2010, c'est important que l'on puisse récupérer des cabines de soins pour la partie thermale. Dernier investissement qui nous tient à cœur, c'est la construction d'une « Villa Thermae® ». Il s'agit d'une résidence de tourisme 3 étoiles avec accès direct aux Thermes en peignoir. Là, on est sur un investissement permettant la construction de 100 logements pour environ 10 millions d'euros.

En terme salarial et d'emploi, que va-t-il se passer ?

Bernard Riac : Nous conservons naturellement l'ensemble des équipes, l'ensemble des salariés. Il n'est prévu aucune diminution en terme d'effectif. Nous maintenons la direction en place avec son Pdg, Philippe Plat. Aujourd'hui on va travailler sur le développement, trouver éventuellement de nouvelles activités ce qui nous conduira à augmenter les effectifs.

Par rapport à ces dettes, à cet investissement, vous tablez sur quels bénéfices ? Quelle rentabilité attendez-vous ?

Bernard Riac : Nous souhaitons que les Thermes d'Aix-les-Bains atteignent le même taux de rentabilité que nous avons dans l'ensemble du groupe. Cela se fera essentiellement par la poursuite du travail qui a déjà été entrepris. Un travail sur la qualité des cures, sur l'accueil pour augmenter la fidélisation. Un point essentiel, il faut atteindre un taux de 70% de fidélisation. Nous allons aussi travailler sur la promotion et la notoriété d'Aix-les-Bains, afin d'augmenter le nombre de curistes. C'est cet ensemble d'actions qui va permettra de faire progresser l'activité et donc de créer des emplois supplémentaires.


Les Thermes d'Aix-les-Bains affichent +8% de fréquentation en 2010...

Bernard Riac : Ce chiffre est très beau. On s'en félicite naturellement. On n'a pas prévu de faire 8% tous les ans. C'est un taux de progression dans le thermalisme qui serait vraiment exceptionnel. Ce 8% constitue une réaction aux années précédentes, où l'on était plutôt à -5%. Le travail accompli par l'ensemble du personnel, notamment la qualité des soins, a conduit à un taux de fidélisation plus important en 2010. Aujourd'hui, on peut espérer, si on arrive à une vitesse de croisière normale, atteindre des taux de croissance de l'ordre de 4 à 5%. Ce serait déjà très bien.

Aujourd'hui avec le rachat des Thermes d'Aix-les-Bains, vous allez plus que doubler le nombre de curistes, c'est quand même un énorme projet pour le groupe Valvital ?

Bernard Riac : C'est un énorme projet, mais c'est la situation que nous connaissons depuis plusieurs années, puisque nous avons systématiquement repris des stations. En 2004, quand nous avions repris les Thermes de Bourbonne-les-Bains, nous avions déjà doublé notre activité globalement. Aujourd'hui avec la reprise des Thermes Nationaux d'Aix-les-Bains, nous devenons un groupe significatif dans le  thermalisme puisque Valvital représentera désormais près de 10% du marché des cures thermales.


Où va s'arrêter le groupe Valvital ? Avez-vous encore d'autres projets ?

Bernard Riac : Le thermalisme médical n'est pas un métier facile. Nous sommes dans un contexte où nous observons des municipalités, des collectivités qui se retirent et ne veulent plus gérer les établissements thermaux. On arrive sur des privatisations. Chaque appel d'offres résulte de situations où les collectivités qui souhaitent confier la gestion de leurs thermes nous demandent si cela nous paraît intéressant et fait sens par rapport à notre développement. Dans le paysage du thermalisme, nous sommes aujourd'hui le groupe le plus actif.
 
En terme d'image, que va-t-il rester ? Valvital ou Thermes Nationaux d'Aix-les-Bains ?
Bernard Riac : Les deux vont rester. Ce qui compte, ce sont les stations et non les groupes. Aujourd'hui, les Thermes Nationaux d'Aix-les-Bains, nationaux depuis 150 ans, reposent sur des fondamentaux importants, sur un vrai savoir-faire. Malgré les difficultés rencontrées, ces savoir-faire sont restés. Faire partie d'un groupe, c'est un plus puisque cela permet de mutualiser un certain nombre de moyens. L'idée est « : plus on est nombreux, plus on va pouvoir travailler ensemble » et être plus fort pour nous défendre sur le plan national vis-à-vis des pouvoirs publics mais aussi de la concurrence.
 
Pour le moment, l'activité des Thermes Nationaux d'Aix-les-Bains se répartit en 90% de cures médicalisées et 10% de ludique. Vous voulez faire évoluer ce chiffre ?
Bernard Riac : On souhaite développer le thermalisme médical et aussi un peu de remise en forme. On peut très bien garder la même proportion à condition que les deux activités qui progressent.
 
Qu'est-ce qui est le plus rentable, la cure médicalisée ou le ludique ?
Bernard Riac : Les deux le sont à partir du moment où ils sont bien faits et bien gérés. Le thermalisme doit trouver un seuil d'équilibre et avoir des résultats pour permettre de réaliser de nouveaux investissements.


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