retour à la salle de presseCommuniqué de presse
2010-08-07
Joanes Hedel arrache la troisième place du 25 km en eau libre
Encore surpris par sa médaille de bronze du 25 km en eau libre aujourd'hui aux championnats d'Europe de Budapest en 5:18:57.6hrs, Joanes Hedel ne ressent même pas la fatigue de son troisième marathon en six semaines. « La satisfaction efface les 5 heures de course. Et puis je m'étais préparé. Je savais que les France, les mondiaux et les Europe s'enchaînaient. »
Le dunkerquois termine troisième derrière son compatriote, Bertrand Venturi. Joanes a connu le meilleur et le pire pendant la course. "Du 15ème au 17ème km je menais la course, je me sentais bien. J'ai ralenti car le groupe suivait. J'ai alors ressenti une énorme fatigue. Mes bras sont devenus très lourds. Quand Bertrand (Venturi) attaque, je ne le suis pas. J'en suis incapable. Mais je me suis accroché. Je me suis dit que je n'étais pas là pour rien, qu'il fallait que je rentre dans les huit premiers. Et puis petit à petit, j'ai pris le dessus. A la dernière bouée, au 22ème kilomètre, j'ai tout donné. J'ai accéléré, j'avais retrouvé mes bras. A la fin je termine très fort, je remonte tout le monde. Joanes Hedel ne se voyait pas sur le podium. C'est l'enthousiasme des applaudissements qui l'ont fait s'interroger. « Quelqu'un m'a dit : tu es troisième. C'était une réelle surprise. J'ai explosé de joie... ».
L'ancien spécialiste du 200 papillon recherchait une nouvelle discipline source de motivation. L'eau libre lui donne l'occasion de conjuguer tactique, endurance, stratégie et confrontation aux éléments comme aux hommes. « Je savais que j'avais des qualités en eau libre. Ma première sélection aux Europe de 2008 où je décroche la médaille d'argent du 25 km me le confirme. En nage libre il faut construire sa course. Aujourd'hui je suis parti un peu tôt, je n'ai pas réussi à creuser l'écart. Dans cette discipline tout compte, les courants, les vagues, la météo. Aux championnats du monde en juillet dernier au Canada, j'ai vraiment souffert du froid. Mes muscles étaient tétanisés... ». Aujourd'hui dans les eaux du lac Balaton à 21 degrés, Joanes a acquis un peu plus de confiance. Il regarde désormais vers Londres et les JO.



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