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Communiqué de presse

2010-05-05

François Gadrey : « Une seule règle pour les toiles d’artistes : ça nous plaît, on prend ! »

Comment faites-vous pour sélectionner les toiles ? Vous voyagez partout dans le monde ?
François Gadrey : Il n'existe pas vraiment de règles. Il s'agit de voyages, de salons, de galeries, de relations... Aujourd'hui, nous recevons énormément de dossiers de peintres qui nous ont repérés dans notre travail et qui nous envoient le leur. La partie « rencontre avec les artistes, découverte et recherche » est une belle partie.

 

Les toiles d'artistes que vous avez choisi, on vous les prête ?
Vous les achetez ?

Les toiles, d'une part on les achète et deuxièmement on paie des droits liés à l'exploitation pendant une saison et à la création de toute notre collection.

 

Il y a donc un réel investissement à la fois dans la toile et dans le travail de la création ?
Outre le fait de l'investissement dans la toile, il y a toute la partie créative. Pour vous donner un ordre d'idée, sur 100 personnes, c'est 35 qui travaillent au service création et puis c'est quasiment 50% de la masse salariale. Ensuite, les collections, ce sont des choses qui coûtent chères puisque l'on fait beaucoup de développement chez nous, avec des industriels du textile, dont certains dans la région Rhône Alpes. Nous avons avec eux une étroite collaboration. D'une part nous faisons remonter ce que l'on veut graphiquement et on leur demande à eux de venir en rajouter une couche via leur technique et leur propre studio de création qui, à partir de notre travail, va venir apporter son savoir-faire. Tout cela pour créer un produit qui nous différencie de ce que l'on trouve actuellement.

 

L'achat de la toile vous donne-t-il la liberté de décliner selon vos envies, la toile sur le tissu ?
Lorsque je rencontre un artiste, je passe un certain temps à discuter avec lui. On sent rapidement les libertés que l'on va pouvoir prendre. Nous, nous avons vraiment besoin de liberté, il faut que l'on soit en confiance. Au bout de deux ou trois rencontres, on essaie d'un côté comme de l'autre de faire remonter les informations pour y parvenir. Les artistes avec lesquels nous travaillons aiment bien que l'on ne prenne pas leur travail au premier degré mais qu'on le détourne.
On ne fait jamais un travail de commande de manière à avoir le plus d'identité de la part de l'artiste. Certains, avec qui nous sommes devenus proches me demandent ce que je voudrais qu'ils fassent. Mais je préfère vraiment qu'ils fassent ce qu'ils ont dans la tête, dans les tripes, quitte à ce qu'on ne travaille pas ensemble. Je pense que c'est une bonne démarche, sinon nous allons nous retrouver très vite dans l'illustration textile et les peintres vont essayer de faire quelque chose pour du textile alors que ce n'est pas du tout ce qu'il faut. Il faut que ce soit une interprétation de notre part et que ce soit nous qui le ramenions au textile.

 

La plupart des artistes sont des Français, des étrangers, les deux ?
Il y a les deux. Nous achetons dans le monde entier. Pour les dernières collections, nous avons travaillé avec des Canadiens, des Américains, beaucoup de Français, des Italiens... Aventures des Toiles se vend dans une vingtaine de pays. Nous avons une démarche d'aller chercher dans tous les pays des clients. La règle est : ça nous plaît, on prend !

 

 

Contact presse
Marie-Claude Prévitali
06 08 98 74 13

 



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