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Communiqué de presse

2010-04-22

Coupe Icare : l’hydravion d’Henri Fabre reprend du service ce week-end à Lumbin

Cent ans après le premier hydravion d’Henri Fabre, Vincent Saffioti, Vice-Président du Club de Vol Libre 38, vient de mettre au point la réplique parfaite de l’engin. Un mètre dix de long, deux mètres trente d’envergure et trois mois de travail minutieux ont été nécessaires pour fabriquer la maquette. Et en plus, elle vole ! Vincent Saffioti a mis au point un système télécommandé pour envoyer l’engin dans les airs de Lumbin (Isère) ce samedi 24 avril entre 14h et 16h. Un premier essai avant sa participation au Woodstock du vol libre, la Coupe Icare, du 16 au 19 septembre à Saint Hilaire du Touvet.

L'initiative est partie d'un simple pari. 400 heures de recherche, de calculs et de bricolage plus tard, le résultat est là : la réplique parfaite, en miniature, de l'hydravion d'Henri Fabre. Cent ans après le premier amerrissage d'un avion sur l'eau, amateurs et passionnés de vol libre pourront célébrer cet anniversaire autour de la maquette télécommandée de Vincent Saffioti, ce samedi à Lumbin entre 14h et 16h. Un entraînement grandeur nature pour ce passionné d'aéromodélisme et pilote d'hélicoptère dans la gendarmerie, avant la Coupe Icare du 16 au 19 septembre.

 

Entièrement confectionné en bois de Balsa, de pin et de peuplier, l'hydravion équipé d'un moteur de 6,5cm3 fonctionnant au méthanol, devrait atteindre une vitesse de 28 km/h environ. « Le plus dur a été d'adapter les dimensions de l'hydravion réel à la maquette », témoigne Vincent Saffioti. Pour élaborer son engin, il n'est parti de rien, ou presque, d'un plan imprécis et de quelques photos trouvées sur le net. La grande inconnue du week-end reste le vol car l'hydravion témoigne d'une grande instabilité liée au centrage de l'appareil. Mais Vincent Saffioti garde confiance et jure qu'il ne s'avouera pas vaincu quel que soit le résultat. Son objectif : que son projet soit totalement opérationnel pour la Coupe Icare en septembre.

 

Le rendez-vous mondial du vol libre est une véritable institution pour le pilote et le Club de Vol Libre 38, « une occasion de se rapprocher des hommes volants » et de présenter le Club, ses maquettes, ses cours et ses formations. Un point qui lui tient particulièrement à cœur puisque c'est ainsi que l'homme a débuté. Il découvre l'aéromodélisme à l'âge de 8 ans en club. Il va plus loin dès l'âge de 15 ans avec son premier vol en planeur. Il s'installe à la place du pilote pour la première fois à 17 ans. Il s'engage dans l'Armée de l'Air à 19 ans pour être pilote de chasse. « Un bon moyen d'associer passion et travail », raconte Vincent Saffioti. A l'époque il tente même plusieurs concours avec succès. Une réussite qu'il met sur le compte de sa passion avant celle de son talent en classe. Aujourd'hui, ce passionné est pilote d'hélicoptère et Commandant de la base de secours en montagne de Grenoble. Il a plus de 10 000 heures de vol à son actif. Une passion qu'il conjugue au quotidien et qu'il met chaque jour au service de la sécurité de toute une population.

 

 

4 questions à Vincent Saffioti

Aviez-vous déjà réalisé de telles maquettes avant l'hydravion d'Henri Fabre ?
Oui et des plus grandes. J'ai déjà reproduit le Baron Rouge et le terrible Stuka de la 2nde Guerre Mondiale notamment. D'ailleurs pour l'anecdote, celui-ci est si ressemblant que mis à côté du vrai, il semble en taule mais a en réalité était confectionné en fibre de verre.

Comment définiriez-vous l'aéromodélisme ?
L'aéromodélisme est le plaisir de faire voler une machine qui a déjà volé. C'est un travail de précision, de reproduction et de recherche historique. A partir du moment où vous faites le choix de votre modèle, vous devez faire le choix d'une échelle, du moteur, des commandes et tout adapter au détail près. La phase d'habillage s'inscrit dans cette démarche. Il faut aimer construire et être soigneux. Un défaut d'un millimètre sur l'avion équivaut à un défaut de 10 centimètres sur la carrosserie d'une voiture.

L'aéromodélisme est-elle une discipline accessible à tous ?
Contrairement aux idées reçues, il est plus difficile de piloter un modèle réduit radiocommandé qu'une véritable machine. Toute la difficulté de l'aéromodélisme est de ne pas être dans l'engin. Tout doit être jugé visuellement : la position, l'altitude, etc. Cela nécessite de s'adapter extrêmement vite et requièrt une grande gymnastique d'esprit.

 

Pratiquez-vous d'autres disciplines du vol libre ?
J'ai déjà tout essayé. Mais je considère l'hélicoptère comme le « nec plus ultra », car c'est la machine de Léonard de Vinci mais aussi parce que l'hélicoptère permet de décoller et d'atterrir où l'on veut. Il y a cette sensation de voler comme un oiseau. Pourtant, je n'arrive pas à faire voler un hélicoptère en modèle réduit car je ne retrouve pas mes sensations de vol.

 


Caractéristiques de l'engin :

- Matériaux de composition : bois de sapin, de Bazin et de peuplier
- Taille : 2m30 d'envergure, 1m10 de long
- Poids : 2kg
- Vitesse de vol : 27-28km/h
- Motorisation : mini moteur écologique, fonctionnant à l'éthanol
- Temps d'élaboration : 3 mois ; 300 à 400 heures de travail
- Condition de vol : vent à moins de 10km/h


Bon à savoir :
Une exposition historique a lieu vendredi soir à la salle Icare de Lumbin. Elle retracera 100 ans d'aviation et une trentaine de maquettes y seront exposées de manière rétrospective. L'hydravion d'Henri Fabre, élaboré par Vincent Saffioti y figurera en bonne place.



Contact presse
Marie-Claude Prévitali
06 08 98 74 13

 



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