retour à la salle de presseCommuniqué de presse
2010-07-12
Coupe Icare 2010 : Le jargon (marrant) du vol libre
Les rampants, vous connaissez ? Un objet ? Un animal ? Rien de tout ça. Ce terme plutôt sympathique, désigne ceux qui ne volent pas dans le monde du vol libre. Un parler propre aux hommes volants qui ne se contente pas de partager le ciel. Focus sur quinze expressions surprenantes.
Les classiques
- pomper : utiliser une ascendance pour gagner en altitude.
- prendre feu : perdre la tête, prendre subitement une série de mauvaises décisions parce que l'on est déstabilisé psychologiquement, impressionné par une observation ou simplement fatigué. On se retrouve rapidement posé au sol alors que l'on aurait pu faire mieux.
- décrocher : perdre de l'altitude. Une aile doit atteindre une certaine vitesse pour que les forces aérodynamiques se fassent sentir, c'est-à-dire que la portance (force qui permet de tenir en l'air) apparaisse. Si la vitesse vient à diminuer, la portance disparaît et c'est la chute. Dans la chute, l'aile reprend de la vitesse et se remet à voler mais il y a une perte d'altitude.
- la récup : constituée d'un véhicule et d'un chauffeur, sa mission est de récupérer les pilotes qui ont atterri un peu partout dans la nature.
- grimper au plafond : monter dans un thermique jusqu'à son sommet, c'est-à-dire l'altitude maximale que l'on peut atteindre en fonction des conditions aérologiques de la journée.
Les imagées
- aller aux vaches ou se vacher : atterrir en campagne dans un pré ou un terrain qui n'était pas prévu initialement.
- se brancher : atterrir en se posant dans les arbres.
- se cratériser : se crasher plus ou moins fort.
- les rampants : désigne tous ceux qui ne volent pas.
- méduses, chiffons ou draps de lit : termes désignant les parapentistes vus par les pratiquants de planeurs.
- se faire brasser : subir des turbulences.
Les francs-parlers
- la dégueulante : c'est l'inverse de la pompe. Ce sont les endroits où l'on perd en altitude. Une colonne thermique est souvent entourée d'une zone de dégueulantes pouvant être assez fortes.
- se prendre un coup de pied au cul : forte accélération qui marque l'entrée dans un thermique, le passage d'une zone descendante à une zone ascendante.
- sucer la quille : action qui consiste à suivre du mieux possible les évolutions d'un autre pilote en se mettant dans sa trace, en enroulant les mêmes thermiques et en partant en transition en même temps pour profiter de son expérience.
- vent de cul : l'expression désigne le vent arrière. Il permet de voler plus vite et plus loin lors de vols de distance. Il est en revanche défavorable dans les phases de décollage ou d'atterrissage car il vient s'additionner à la vitesse de vol de l'aile, pouvant rendre ces phases dangereuses.


