retour à la salle de presseCommuniqué de presse
2010-08-12
Boris Steimetz, compagnon de chambre d’Alain Bernard : être là à ses côtés
Le sprinter Boris Steimetz, compagnon d’entraînement d’Alain Bernard, partage sa chambre pendant les Europe. Un choix des deux hommes qui se respectent, sont bien ensemble et s’entraident. Le sprinter au grand coeur raconte.
Etre là, aux côtés d’Alain comme il sait l’être pour moi au quotidien
« Lundi soir, les Championnats étaient finis pour moi puisque je n’étais sélectionné qu’au relais 4X100m NL. J’ai décidé que le reste de la semaine, je jouerai mon rôle d’accompagnant auprès d’Alain. Je m’entraîne toute l’année à ses côtés. Il sait aussi répondre présent quand j’ai des coups de moins bien. Je suis là pour le rassurer. Il m’écoute de façon différente de Denis ou Coralie. Alain est une personne qui recherche la perfection à un niveau extraordinaire. Il n’a plus rien à prouver à personne. Il a quelque chose à se prouver à lui-même. Tout repose sur ses épaules. Comme Denis, j’ai été très surpris par son relais. Il réalise un temps équivalent au mien alors qu’à l’entraînement il me met une à deux secondes par cinquante mètres. Il a nagé ce soir-là d’une façon qui n’est pas la sienne. Il ne s’est d’ailleurs pas reconnu. Alain a nagé avec tout le poids du monde sur ses épaules, alors qu’il devrait être là juste pour le plaisir ! Alors quand j’ai vu sa tête, j’ai tout de suite compris ce qui se passait. Je me suis dit que s’il ruminait comme ça il aurait du mal à repartir. Alors je lui suis rentré dans le lard…
De bonnes paroles
Lundi soir, je lui ai dit de bonnes paroles, qui soient bien interprétées. Je me suis appuyé sur des faits concrets, je lui ai fait toucher du doigt des moments qu’il a vécus. Combien de courses tu as réussies ? Est-ce que tu vas rester sur une course perdue ?
De la légèreté aussi
Je me suis calé sur son rythme. Le matin je me lève en même temps que lui. Nos rapports sont simples et directs. Je fais en sorte qu’il se sente normal. S’il a envie d’être seul, il me le dit. Je l’aide aussi à casser la routine. Quand je vais me balader, m’allonger sur l’herbe, je lui propose de venir pour s’aérer. Le soir, on discute, on plaisante. On a amené quelques vidéos. L’autre soir on a visionné « Les Valseuses » et on a bien rigolé. Hier on a regardé Gad Elmaleh. Il connaît les répliques par cœur, c’est impressionnant. Il sait parfaitement l’imiter. On part vite en fous rires. Ma famille, deux amis et ma copine Stéphanie sont venus me rejoindre à Budapest. On passe du temps ensemble. Ils ne font pas partie du monde de la natation mais de la famille de la natation. Ca aide aussi Alain à sortir du contexte.
Oser demander
Ce soir (mercredi) je lui ai demandé s’il voulait que je parte avec lui demain matin à 8h10. Il m’a répondu fais comme tu veux. Il est comme moi, il n’ose pas demander. Bien sûr, on ira ensemble. Je resterai avec lui…
Mon image des Championnats
C’est une image qui fait chaud au cœur. J’ai une bonne appréciation de l’équipe de France. Rien à voir avec celles des JO de Pékin. Un courant passe, il se crée quelque chose. Je l’ai bien senti en séries du relais. Dans la chambre d’appel, au bord du bassin, on était tous les quatre bien ensemble à se regarder les yeux dans les yeux, à se taper dans la main. Le matin, on était là pour gagner la série. On le savait. Cela m’a redonné l’espoir d’une belle équipe de France qui existe humainement et pas individuellement. Pour moi c’est une belle année j’ai réussi ma qualification aux Europe et ma deuxième année d’ostéopathie.
Vacances ensemble
Après les Europe, Alain et moi partirons à Hossegor où on a loué une maison pour profiter des vagues et du surf pendant une semaine.




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