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Communiqué de presse

2011-01-17

Alain Bernard : « Mon principal adversaire, c’est moi »

Communiqué de presse - Vendredi 14 janvier

Alain Bernard, le petit bain n’est pas votre fort. Pourtant vous aviez demandé à Denis Auguin, votre entraîneur, d’inscrire les Championnats du monde de Dubaï à votre calendrier. Que cherchiez-vous ?

Alain Bernard : Je voulais vraiment me confronter au plus haut niveau mondial, aux meilleurs nageurs mondiaux. Je m’étais fixé Dubaï comme première étape dans ma préparation. Même si une fois sur place, on s’est rendu compte qu’on n’avait pas fait de travail spécifique à l’entraînement pour nager très vite là-bas. Malgré tout, j’arrive à terminer 4e sur le 100m NL, on gagne le relais 4x100m NL, j’arrive en finale du 50m NL. Le bilan est donc plutôt positif.

 

 

Techniquement, mentalement, physiquement, que vous a apporté cette saison en petit bain ?

Alain Bernard : Techniquement, j’ai repris du plaisir à sentir la glisse, à être de plus en plus efficace et relâché. Du coup, mentalement cela m’a fait du bien. Je sais désormais sur quelles qualités physiques m’appuyer à l’entraînement. C’est une nage que je n’avais pas retrouvée depuis très longtemps en termes de relâchement, d’efficacité et de performance.

 


La nouveauté cette saison, c’est l’accompagnement psychologique. Faire appel à un psy, c’est un aveu de faiblesse ou une force ?

Alain Bernard : On fonctionne ensemble depuis l’année dernière. Cela se passe bien. C’est important de se sentir accompagné. Il y a beaucoup de choses à gérer en plus de l’entraînement, de la récupération et de tout ce qui tourne autour. En aucun cas, ce n’est une faiblesse, au contraire c’est une force.

 

Justement, qu’est-ce que cela vous apporte ?

Alain Bernard : Ca m’apporte de la confiance, de la sérénité. C’est bien d’échanger avec une personne qui est « du monde extérieur » mais qui connaît le milieu parce qu’il a été nageur aussi.

 


Lors de la victoire au relais 4x100m NL à Dubaï, vous aviez un regard d’enfant devant une vitrine de jouets. C’est l’échec du relais de Pékin qui s’effaçait enfin ?

Alain Bernard : Non, c’est une victoire. On est parti à la conquête de quelque chose en se faisant plaisir et on a réussi à concrétiser. On travaille tous les jours très dur à l’entraînement pour vivre des moments si courts, si intenses. Quand ça arrive, on laisse exploser sa joie et on essaie de la partager au maximum.

 


La première confrontation internationale en grand bain a lieu au Luxembourg fin janvier. Qu’attendez-vous de ce meeting ?

Alain Bernard : Le premier rendez-vous en grand bain est à Nancy la semaine prochaine, puis on sera en stage une semaine au Luxembourg avant d’aborder le meeting. Je vais essayer de prendre des repères et de retrouver les sensations de Dubaï en fonction de mon état physique. On est en pleine période de travail et assez fatigué en ce moment. Mais, on va essayer de mettre cela de côté afin de pouvoir, comme lors des monde à Dubaï, trouver de bons repères en termes de glisse, de sensations, de positionnement dans l’eau. Je vais tenter de rester concentré sur moi-même, de ne pas me disperser avec les adversaires et de ne penser qu’à moi.

 

 

Désormais votre principal adversaire sur 100 m NL est à 21 km d’Antibes, 192 km ou 9000 km ? Autrement dit, à Nice, à Marseille ou au Brésil ?

Alain Bernard : Je pense qu’il est à Antibes… Mon principal adversaire, c’est moi. Si j’arrive à prendre du plaisir à nager comme il faut, je pense que je peux être très fort aussi. Il n’y a pas que trois adversaires dans le monde, heureusement… Il y a d’autres nageurs qui peuvent répondre présents. Le tout est de s’investir à fond pour n’avoir aucun regret.

 

 

Vous avez testé un nouveau prototype de jammer Arena en décembre dernier. Quelles ont été vos impressions ? L’avez-vous adopté ?

Alain Bernard : J’ai eu de très bonnes sensations et impressions. Jusqu’à présent, j’avais un peu d’eau ou d’air qui rentrait sur certaines courses. Là, le tissu a été complètement retravaillé et c’est vrai que je me suis senti vraiment à l’aise dedans. Je n’ai pas du tout été incommodé par de l’eau ou de l’air qui rentre au plongeon ou aux virages. Je l’ai d’ailleurs porté à Dubaï.

 


Vous vivez avec Coralie Balmy qui a annoncé jeudi qu’elle changeait d’entraîneur. Comment avez-vous vécu cette période ? Est-ce que cela a été source de tensions ?

Alain Bernard : À Antibes, on est avant tout un groupe, on s’entraide. Avec Coralie, on est proche, on échange. On est tous les deux au très haut niveau. Cela demande beaucoup de sacrifices, d’implication. On a eu plusieurs grosses discussions à ce sujet. Elle a pris le temps de la réflexion, pesé le pour et le contre. Aujourd’hui, elle a réussi à prendre sa décision. Ce n’est pas évident de se séparer d’un entraîneur, avec qui on travaille depuis longtemps, pour un autre au sein de la même structure. Le pôle France d’Antibes est fait pour accompagner les nageurs au très haut niveau. Désormais Coralie va s’entraîner avec Franck Esposito. Cela se passe bien et on attend vraiment qu’elle réussisse.

 


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